
LE SUJET DU STRESS AU TRAVAIL
- LE MALAISE MODERNE
Aujourd’hui, malgré toutes les libertés des temps modernes, on trouve partout les effets du stress dans les statistiques, pas seulement médicaux, mais aussi socio-économiques. Le coût collectif sur notre productivité et le bien être de notre vie familiale, individuelle, est énorme. Par contre, Il n’y a plus de danger physique, horrible, comme jadis, ni des bêtes sauvages, ni des guerres sanglantes dans nos rues. Or, nous sommes plus stressés que nos ancêtres. En outre, on travail moitie de temps que nos ancêtres, par exemple du 19ieme siècle*. Ainsi, notre angoisse, notre stress, existe principalement à cause de nos pensées effrayantes, nos idées ou nos perceptions mauvaises de notre environnent et en conséquence de notre sens de la réalité. Pourquoi est-t-il devenu comme celui ?
Pour répondre à cette question, il sera nécessaire d’identifier les conditions de notre environnement, global, moderne, d’où viennent les causes du stress. Ensuite, on doit examiner nos réactions psychologiques, avant qu’on puisse diagnostiquer cette maladie moderne.
Les temps modernes sont arrivés avec une abondance de machines et de technologies aux bénéfices de nos vies, mais on a perdu la capacité de distinguer les moyens bons et inutiles. Chacun a deux portables, au moins trois boites d’emails et les heures dépensées devant la boite noire chaque semaine restent toujours en moyenne dix-neuf heures. Donc, un niveau de la distraction, jamais vu dans l’histoire et en plus une industrie monstrueuse, dévouée à augmenter notre vertige collectif.
C’est pareil au bureau, où chaque semaine, on envoie et reçoit des centaines d’emails inutiles qui ne contribue pas à notre efficacité, ni à un sens de progrès dans les projets professionnels, mais certainement à nos confusions générales. En plus, un étudie récent de 4150 salaries (Le Monde Samedi le 11 Septembre 2010 : la société Sciforma), a montré que 93% des personnes interrogés, en moyenne, sont interrompus toutes les douze minutes par un courriel ou par un texto. En outre, on fait trop de réunions inutiles. Selon la recherche, un rendez-vous professionnel sur trois est inefficace.
Nos dirigeants aussi se placent une véritable tour d’ivoire. C’est-à-dire, ils ont perdu les bons moyens pour communiquer leurs visions ou comprendre nos difficultés. Cette distance est un écart de compréhension qui contribue à nos suspicions et à notre angoisse. Cette situation est particulièrement évidente en France, où la culture de management est toujours patriarcale et baissé sur la hiérarchie. L’Accord National Interprofessionnel sur Le Stress au Travail [La Commission, Les Partenaires Sociaux Européens, l’article 138 du Traité CE, 2004] a cité la communication comme l’un des facteurs clés pour l’identification d’un problème du stress au bureau [``incertitude quant à ce qui est entendu au travail, perspectives d’emploi, une mauvaise communication concernent les orientations et les objectifs de l’entreprise, une communication difficile entre les acteurs etc.,``]
À cause de notre développement technologique et économique global, Il existe aussi plus d’attentes sur l’individuel qu’auparavant. C’est logique, mais pas raisonnable. Les taux de progrès technologique sont plus grands que les progrès humains, intellectuelles. Tandis que l’accès aux technologies est large, notre capacité pour les utiliser est réduite. Par exemple, la plupart des logiciels aux bureaux sont sous-utilisés car nous n’avons pas le temps pour les utiliser. Selon informaticien visionnaire, Ray Kurzwell [The Singularity is Near ; Le Monde, Dimanche le 5 Septembre 2010], ``en 2029 l’intelligence des machines égalera celle des humains’’ et ``l intelligence artificielle continuera à s’améliorer de façon exponentielle’’.
Il y a la compétition éternelle, dès le moment où on commence la vie scolaire, et particulièrement au travail, où on trouve aujourd’hui un marché diminué, à cause de la technologie et de la mondialisation. Cette mondialisation a aussi établi une image du succès, totalement économique, mais inaccessible à la majorité des personnes. Du coup, notre sens de la sécurité est devenu fragilisé.
Le stress au travail correspond à l’écart entre nos idées collectives du succès et de l’efficacité, et la réalité objective de notre condition humaine. Il y aura ceux qui clament que la technologie et la modernisation nous donnent les moyens par lesquels on peut atteindre la liberté. Ils ont raison, mais, il y a un paradoxe sublime qui existe quand nous avons gagné les moyens, mais perdu la capacité du discernement. Spécifiquement, le discernement à décider des moyens qui correspondent à nos objectifs et à se libérer de l’esclavage d’une idée unique du succès irréaliste.
* Pendant des années 1820’s les moyennes heures du travail chaque semaine étaient 84.`Sleepers Awake'! Technology and The Future of Work’- Barry Jones, Oxford University Press, USA (April, 1996). Sa thèse centrale est qu’avec les augmentations des technologies et les sciences, nous vivrons plus longues mais aurons moins de travail.
